Mis à jour le 6 octobre 2026
À Paris, le règlement d'assainissement impose à tout restaurant un séparateur à graisses entretenu, une déclaration au service de l'assainissement et l'envoi annuel des bordereaux. Pour une cuisine de 60 à 90 couverts par jour, le bac inox 70 L sous plonge à 499 € HT répond à cette exigence.
Voir la fiche du bac inox 70 L, faire le calcul de capacité selon vos couverts ou demander un devis de bac à graisse pour Paris.
Repères chiffrés du modèle conseillé : 70 litres, 60 à 90 couverts par jour, débit maximal de 140 L/h, 600 x 400 x 300 mm, raccords Ø 50 mm, 12 kg à vide, 499 € HT. Tous les bacs sont en précommande, avec expédition à partir du 12 octobre 2026, puis livraison en 48 à 72 h par DPD, offerte dès 250 € HT.
Cette page est consacrée aux règles parisiennes : qui gère les égouts, ce que dit chaque article utile du règlement, la déclaration, les justificatifs à envoyer et la densité de restaurants par arrondissement. Pour choisir, dimensionner, poser et entretenir votre bac pas à pas, lisez notre guide complet du bac à graisse à Paris (75).
Qui gère les égouts et les eaux grasses des restaurants parisiens ?
Deux régies publiques se partagent le travail : la Ville de Paris collecte les eaux usées dans ses égouts, puis le SIAAP les transporte et les dépollue. C'est ce que montre la fiche de Paris sur l'observatoire national SISPEA des services d'eau et d'assainissement.
Côté Ville, l'interlocuteur du restaurateur est la Section de l'Assainissement de Paris, et plus précisément sa subdivision Contrôle des Eaux, installée au 17 rue Delesseux dans le 19e arrondissement. Elle reçoit les déclarations d'activité et les justificatifs annuels, selon la page Eau et assainissement des professionnels sur paris.fr.
Le réseau qu'elle protège est hors normes : près de 2 600 kilomètres d'égouts, dont chaque tronçon est inspecté deux fois par an, d'après la page Les égouts à Paris. Ces galeries sont visitables : des agents y circulent debout chaque jour, ce qui explique la fermeté de la Ville sur les graisses.
En aval, le Syndicat interdépartemental pour l'assainissement de l'agglomération parisienne (SIAAP) assure en régie le transport et la dépollution des eaux usées parisiennes, d'après la même fiche SISPEA. Le règlement de Paris le cite aussi : il donne son avis sur les autorisations de déversement non domestiques (article 14.2) et fixe la part transport et épuration de la redevance.
Le prix du service d'assainissement collectif relevé par SISPEA à Paris est de 2,28 € TTC/m³ au 1er janvier 2025, sur la base de référence de 120 m³ par an. Le règlement parisien précise que la redevance comprend une part collecte votée par le Conseil de Paris et une part transport et épuration fixée par le SIAAP (article 13).
| Acteur | Rôle pour un restaurant parisien | Contact ou source |
|---|---|---|
| Ville de Paris, Section de l'Assainissement de Paris (Contrôle des Eaux) | Collecte des eaux usées en régie, réception de la déclaration d'activité, réception des justificatifs annuels, contrôles des rejets | 17 rue Delesseux, 75019 Paris ; dpe-stea.sapsce@paris.fr ; 01 44 75 23 70 (plaquette restaurateur) |
| SIAAP | Transport et dépollution des eaux usées en régie, avis sur les autorisations de déversement non domestiques | Fiche SISPEA de Paris ; règlement, articles 13 et 14.2 |
| Conseil de Paris | Vote la part collecte de la redevance et la délibération annuelle qui fixe les pénalités (article 34) | Règlement d'assainissement, édition 2025 |
| Agence de l'eau Seine-Normandie | Peut aider financièrement certaines activités non domestiques, sous conditions | Page Eau et assainissement de paris.fr |
| Prestataire de curage et collecteur d'huiles | Vide le séparateur, enlève les huiles usagées et remet les bordereaux à conserver | Choisi par le restaurateur |
Que dit le règlement d'assainissement de Paris sur les graisses ?
Le texte de référence est le Règlement d'assainissement de Paris, édition 2025 (PDF de 76 pages mis en ligne par la Ville). Il interdit de jeter graisses et huiles à l'égout et impose aux restaurants un séparateur à graisses entretenu, avec des seuils chiffrés.
Son article 1 le présente comme le règlement du service de l'assainissement de Paris au sens de l'article L.2224-12 du Code général des collectivités territoriales. Il s'applique à tout usager du réseau, permanent ou occasionnel, donc à chaque restaurant, café avec cuisine, sandwicherie ou traiteur raccordé.
Article 3 : ce qui ne doit jamais partir à l'égout
L'article 3.1 dresse la liste des rejets interdits. On y trouve les produits encrassants, avec les graisses citées en toutes lettres, et l'huile alimentaire usagée, désignée par le sigle HAU. Une friteuse ne se vide donc jamais dans un évier parisien, même en petite quantité.
Articles 14 et 15 : un restaurant rejette des eaux assimilées domestiques
L'article 14.1 range les eaux d'un restaurant parmi les eaux usées non domestiques assimilables à des eaux domestiques, en renvoyant à l'annexe I de l'arrêté national du 21 décembre 2007 et à l'annexe 7 du règlement, qui détaille les règles par activité.
Conséquence pratique, écrite à l'article 15 : un restaurant n'a pas besoin d'arrêté d'autorisation de déversement. Il régularise sa situation par une simple déclaration au Service, qui lui renvoie sur demande un récépissé et un extrait du règlement rappelant ses obligations.
Article 16.2 : la déclaration ne suit pas le fonds de commerce
Changement d'exploitant, de raison sociale ou cession du fonds : la déclaration devient caduque, et une nouvelle déclaration doit être adressée au Service avant tout rejet. Un repreneur de restaurant à Paris doit donc refaire la démarche, même si la cuisine et le séparateur restent en place.
Article 17 : conception, entretien et traçabilité
Le dispositif de prétraitement est conçu, dimensionné, installé et exploité sous la responsabilité de l'établissement. Quand une norme technique existe, l'équipement doit s'y conformer. Les matières accumulées ne doivent pas pouvoir être siphonnées vers l'égout.
Le même article demande que les séparateurs à graisses soient ventilés pour éviter les odeurs. Si une pompe de relevage est nécessaire, elle se place suffisamment en aval du séparateur, pour ne pas créer d'émulsion qui empêcherait les graisses de remonter.
L'entretien, le nettoyage et la vidange se font à la fréquence nécessaire pour tenir les objectifs de qualité et éviter tout dégagement gazeux. L'implantation doit tenir compte de l'accès des véhicules d'intervention et de la position des trappes.
Enfin, contrats, carnets d'entretien, bordereaux, factures et attestations d'intervention sont conservés et tenus à disposition du Service pendant 2 ans à compter de chaque intervention.
Article 17.1 : les seuils propres aux restaurants
Pour les restaurants, la restauration collective et les métiers de bouche, l'article 17.1 fixe deux concentrations moyennes sur 24 heures à ne pas dépasser : 150 mg/l de substances extractibles à l'hexane (les graisses) et 10 mg/l de détergents.
Ces établissements doivent être équipés d'un séparateur à graisses, le choix de la technologie étant laissé à l'exploitant. Ils doivent faire collecter leurs huiles usagées et garder les bordereaux d'enlèvement 2 ans. Une éplucheuse à légumes impose en plus un séparateur à fécules, dont les eaux ne doivent jamais aller dans le séparateur à graisses.
Annexe 7 : la fiche « activités de restauration »
La ligne de l'annexe 7 consacrée aux restaurants, à la restauration collective, aux self-services et à la vente de plats à emporter demande un séparateur à graisse et à fécule correctement dimensionné en fonction du nombre de repas par jour.
Elle fixe l'objectif : un effluent pas plus chargé en graisses qu'un effluent domestique standard. Elle liste aussi les pièces à transmettre chaque année : bordereaux de curage, contrat d'entretien du séparateur et bordereau d'enlèvement des huiles. La fréquence d'entretien, précise-t-elle, dépend du dimensionnement.
Les boucheries, charcuteries et traiteurs, les ateliers de salaison et les kiosques alimentaires raccordés figurent sur la même page de l'annexe, avec des exigences comparables.
Un restaurant à Paris doit-il demander une autorisation de déversement ?
Non, dans le cas général : un restaurant déclare son activité, il ne demande pas d'autorisation. L'autorisation par arrêté du Maire, prévue par l'article L.1331-10 du Code de la santé publique, vise les rejets non domestiques stricts, comme ceux des garages, laboratoires ou hôpitaux.
Ce régime de déclaration découle de l'article L1331-7-1 du Code de la santé publique : le raccordement d'un établissement dont les eaux sont assimilables à un usage domestique est un droit, que la collectivité encadre par des prescriptions techniques.
La liste nationale des activités concernées se trouve à l'annexe I de l'arrêté du 21 décembre 2007 relatif aux redevances pour pollution de l'eau, à laquelle renvoie le règlement parisien.
La page de la Ville le résume en une formule : la dispense d'autorisation n'est pas un droit à polluer. Le restaurateur reste tenu de se déclarer, de s'équiper, d'entretenir et de prouver chaque année que ses graisses ne sont pas parties à l'égout.
Comment déclarer son restaurant au service d'assainissement de Paris ?
La déclaration d'un restaurant se fait en ligne, sur le téléservice de déclaration d'activité de restauration indiqué par paris.fr. Les autres activités assimilées utilisent un formulaire à renvoyer par courrier ou par courriel.
| Étape | Ce que fait le restaurateur | Base écrite |
|---|---|---|
| 1. Avant l'ouverture ou la reprise | Déclarer l'activité de restauration au Service via le téléservice | Règlement, articles 15 et 16.2 ; page paris.fr |
| 2. Équipement | Installer un séparateur à graisses dimensionné selon les repas servis, ventilé, accessible pour l'entretien | Article 17, article 17.1, annexe 7 |
| 3. Huiles de friture | Les stocker en bidon et les faire enlever par un collecteur spécialisé | Articles 3 et 17.1 ; plaquette restaurateur |
| 4. Exploitation | Contrôler visuellement le séparateur, le faire vider par un professionnel aussi souvent que nécessaire | Article 17 ; plaquette restaurateur |
| 5. Archives | Garder contrats, carnets, bordereaux et factures 2 ans | Articles 17 et 17.1 |
| 6. Début de chaque année | Envoyer l'autosurveillance au Contrôle des Eaux, de préférence par courriel | Article 15, annexe 7 ; page paris.fr |
Une fois la déclaration reçue, la Ville retourne un récépissé qui précise les obligations du restaurant au regard du règlement. Gardez-le avec le dossier technique de la cuisine : il prouve la date de votre déclaration lors d'un contrôle ou d'une cession du fonds.
Quels justificatifs envoyer chaque année à la Ville de Paris ?
Chaque année, en début d'année, le restaurant envoie son autosurveillance au Contrôle des Eaux : la preuve que la pollution a été retenue à la source et n'est pas allée à l'égout. La page paris.fr recommande l'envoi par courriel à l'adresse dpe-stea.sapsce@paris.fr.
- Le contrat d'entretien du séparateur à graisses, s'il en existe un.
- Les bordereaux de curage, c'est-à-dire les bons remis à chaque vidange par l'entreprise qui emporte les graisses.
- Les bordereaux d'enlèvement des huiles alimentaires usagées.
La plaquette « Que faire des huiles alimentaires usagées et des eaux grasses ? », publiée par la Ville en octobre 2025, précise que le contrat d'entretien peut être remplacé par les bordereaux de curage. Elle rappelle aussi que la collecte des huiles est le plus souvent gratuite.
Conseil d'organisation : créez un classeur ou un dossier numérique par année civile, rangez chaque bordereau le jour même, et préparez l'envoi dès le mois de janvier. Une suite régulière de bordereaux, sans mois vide, montre d'un coup d'œil que le séparateur est suivi.
Graisse dans les égouts de Paris : qui contrôle et que risque un restaurant ?
Le contrôle revient au service de l'assainissement de la Ville, qui peut prélever à tout moment dans les regards ou en égout. Ses agents ont accès aux propriétés privées pour contrôler les déversements, en application de l'article L.1331-11 du Code de la santé publique repris aux articles 19 et 34.
Quand un prélèvement montre un écart, l'établissement doit en chercher la cause et corriger dans un délai fixé selon le risque. Un nouveau contrôle est alors réalisé à ses frais, précise l'article 19.
L'article 33 met à la charge du responsable toutes les dépenses causées par un manquement : prélèvements, analyses, recherche du responsable, remise en état des ouvrages. Ces sommes sont majorées de 10 % pour frais généraux et recouvrées par états exécutoires.
La page paris.fr donne un exemple concret : les analyses ou le curage d'un tronçon d'égout rendus nécessaires par des rejets graisseux répétés peuvent être facturés au restaurateur identifié. En cas d'urgence ou de danger immédiat, le branchement peut même être obturé sur le champ, selon l'article 34.
L'article 34 renvoie aussi à une pénalité fixée chaque année par délibération du Conseil de Paris. La plaquette restaurateur de la Ville en donne les montants applicables :
| Manquement constaté | Pénalité annoncée par la plaquette de la Ville |
|---|---|
| Formulaire de déclaration d'activité non transmis après sollicitation du Service | 1 200 € |
| Documents d'autosurveillance non transmis | 1 050 € |
| Absence de système de prétraitement des effluents | 5 000 € |
| Défaut d'entretien du prétraitement ou défaut de gestion des déchets | 3 500 € |
S'y ajoutent les poursuites pénales prévues par l'article 34 du règlement : article R.610-5 du Code pénal pour les contraventions et article L.1337-1-1 du Code de la santé publique pour les délits.
Pourquoi la Ville de Paris insiste-t-elle autant sur les graisses ?
Parce que la graisse figée bouche les canalisations, dégage des gaz dangereux et met en danger les égoutiers qui travaillent dans le réseau. La plaquette restaurateur cite des odeurs d'œufs pourris, des risques d'asphyxie et d'explosion liés aux amas de graisses.
Le règlement le dit aussi à sa façon : le réseau est souterrain, à atmosphère confinée, sujet à des dégagements gazeux dangereux et à des montées d'eau rapides (article 2). Un bouchon de graisse dans un égout élémentaire du centre peut donc devenir un problème de sécurité, pas seulement d'odeur.
La Ville insiste aussi sur le coût collectif : une mauvaise gestion des huiles dégrade les canalisations, et les graisses curées en région parisienne sont pour partie valorisées en énergie lorsqu'elles sont collectées proprement, d'après la plaquette.
Derrière les recherches « graisse égout Paris » ou « graisse égouts Paris », la réponse pratique reste la même : séparateur adapté, vidanges tracées, huiles collectées, justificatifs envoyés.
Huile de friture ou eaux grasses : que doit retenir le séparateur ?
Le séparateur ne traite que les eaux grasses ; l'huile de friture se collecte à part, en bidon. La plaquette parisienne le résume dans un tableau simple, repris ci-dessous.
| Effluent ou déchet | Vers le séparateur à graisses ? | Raison donnée par la Ville |
|---|---|---|
| Eaux de vaisselle (bac de plonge, lave-vaisselle) | Oui | Elles contiennent des graisses animales et végétales qui figent à température ambiante |
| Eaux grasses des siphons de sol | Oui | Même raison |
| Déchets solides fermentescibles | Non | Ils perturbent la séparation des graisses |
| Huiles alimentaires usagées | Non | Elles se collectent en bidon par un prestataire spécialisé |
La plaquette explique pourquoi : les huiles de friture végétales ne figent pas à température ambiante, le séparateur ne les retient donc pas. Elle recommande aussi d'utiliser aussi peu de détergent que possible, pour que l'émulsion eau et graisses reste instable et que la graisse remonte en surface.
Elle conseille enfin de placer un débourbeur en amont pour retenir boues, sable et débris alimentaires. Sur un bac inox sous plonge, le panier amovible joue ce rôle de premier tri des déchets solides.
Combien de restaurants compte chaque arrondissement de Paris ?
Paris entier compte 24 695 restaurants traditionnels (NAF 56.10A) et 16 433 établissements de restauration rapide (NAF 56.10C), selon une extraction de la base SIRENE de l'INSEE du 23 août 2026, pour 2 103 778 habitants recensés par l'INSEE (dossier complet de Paris) en 2023.
Pour la répartition par arrondissement, nous avons interrogé le 6 octobre 2026 l'API Recherche d'entreprises de l'État (code NAF 56.10A, entreprises actives, code de l'arrondissement), puis compté les établissements actifs classés 56.10A situés dans chaque arrondissement. Les populations viennent des dossiers complets INSEE de chaque arrondissement (codes 75101 à 75120), année 2023.
| Arrondissement | Code INSEE | Habitants (INSEE, 2023) | Restaurants traditionnels actifs (API, 6 octobre 2026) | Habitants par restaurant |
|---|---|---|---|---|
| 1er | 75101 | 15 114 | 702 | 22 |
| 2e | 75102 | 19 847 | 662 | 30 |
| 3e | 75103 | 32 179 | 457 | 70 |
| 4e | 75104 | 27 332 | 483 | 57 |
| 5e | 75105 | 55 252 | 795 | 69 |
| 6e | 75106 | 40 389 | 610 | 66 |
| 7e | 75107 | 48 015 | 423 | 114 |
| 8e | 75108 | 35 317 | 930 | 38 |
| 9e | 75109 | 57 271 | 1 090 | 53 |
| 10e | 75110 | 83 873 | 1 089 | 77 |
| 11e | 75111 | 138 170 | 1 266 | 109 |
| 12e | 75112 | 138 024 | 726 | 190 |
| 13e | 75113 | 181 271 | 660 | 275 |
| 14e | 75114 | 136 455 | 635 | 215 |
| 15e | 75115 | 229 713 | 973 | 236 |
| 16e | 75116 | 159 386 | 691 | 231 |
| 17e | 75117 | 159 212 | 1 081 | 147 |
| 18e | 75118 | 183 127 | 1 210 | 151 |
| 19e | 75119 | 178 691 | 601 | 297 |
| 20e | 75120 | 185 140 | 662 | 280 |
| Total des 20 arrondissements | 75101 à 75120 | 2 103 778 | 15 746 | 134 |
Lecture : la dernière colonne indique combien d'habitants il y a pour un restaurant traditionnel. Plus le chiffre est bas, plus la rue concentre de cuisines qui rejettent dans le même égout élémentaire.
Trois groupes se dégagent. Le 1er, le 2e, le 8e et le 9e arrondissement comptent un restaurant traditionnel pour 22 à 53 habitants : la densité de cuisines y est la plus forte de la capitale, rapportée au nombre de résidents.
En valeur absolue, le 11e et le 18e arrivent en tête avec 1 266 et 1 210 restaurants traditionnels. Suivent le 9e (1 090), le 10e (1 089) et le 17e (1 081), tous au-dessus de mille établissements.
À l'autre bout, le 13e, le 15e, le 19e et le 20e comptent de 236 à 297 habitants par restaurant. Les cuisines y sont plus espacées, mais le 15e reste le sixième arrondissement en nombre de restaurants traditionnels, avec 973 établissements.
Le total obtenu par l'API (15 746 établissements) est plus bas que les 24 695 de l'extraction SIRENE. Les deux comptages ne suivent pas la même méthode : la requête par arrondissement ne retient que les établissements actifs rattachés à une entreprise elle-même classée 56.10A. L'écart entre arrondissements reste parlant ; pour Paris entier, le chiffre à retenir est celui de SIRENE.
Ces comptages ne retiennent que le code 56.10A. La restauration rapide, les traiteurs, les boulangeries qui cuisinent ou les cantines s'ajoutent sur le terrain, et sont aussi concernés par l'annexe 7 du règlement dès qu'ils produisent des eaux grasses.
Les règles changent-elles d'un arrondissement à l'autre ?
Non : un seul règlement d'assainissement s'applique aux vingt arrondissements, avec un seul service et les mêmes justificatifs. Ce qui varie, ce sont les contraintes du bâti et, dans une petite partie du 13e, la nature du réseau.
Presque tout Paris est en réseau unitaire : eaux usées et eaux de pluie partent dans la même canalisation. La liste des adresses raccordées au réseau séparatif parisien, mise à jour en février 2026, ne cite que 64 voies, toutes dans le 13e arrondissement.
Si votre restaurant se trouve dans l'une de ces voies, les eaux de la cuisine doivent rejoindre la canalisation d'eaux usées et jamais celle des eaux pluviales. L'article 12 du règlement prévoit, après mise en demeure non suivie d'effet, une redevance majorée de 100 % jusqu'à la mise en conformité du raccordement.
Autre particularité locale : l'article 1 range parmi les textes applicables les plans de sauvegarde et de mise en valeur du Marais (3e et 4e arrondissements) et du 7e arrondissement. Dans ces secteurs, des travaux lourds de cuisine ou de canalisation se préparent avec les règles patrimoniales en tête.
Dans les quartiers très denses du centre et de l'est, la contrainte est surtout pratique : cuisines en sous-sol, colonnes d'immeuble partagées, cours étroites. L'article 17 demande de prévoir l'accès des véhicules d'intervention et des trappes, ce qui oriente souvent vers un séparateur placé dans la cuisine elle-même.
Quel bac à graisse choisir pour respecter le règlement parisien ?
Le règlement laisse le choix de la technologie, mais exige un séparateur dimensionné selon le nombre de repas par jour. Le tableau ci-dessous donne la correspondance de nos bacs inox 304L ; le raisonnement détaillé se trouve dans le guide pratique Paris 75 : choisir, dimensionner, installer.
| Couverts par jour | Débit maximal | Modèle conseillé | Pose | Prix HT |
|---|---|---|---|---|
| 15 à 25 | 60 L/h | Bac inox 30 L | sous plonge | 295 € HT |
| 25 à 40 | 80 L/h | Bac inox 40 L | sous plonge | 345 € HT |
| 40 à 60 | 120 L/h | Bac inox 60 L | sous plonge | 459 € HT |
| 60 à 90 | 140 L/h | Bac inox 70 L | sous plonge | 499 € HT |
| 90 à 140 | 200 L/h | Bac inox 100 L | sous plonge | 639 € HT |
| 140 à 220 | 240 L/h | Bac inox 120 L | au sol | 799 € HT |
| 250 à 400 | 400 L/h | Bac inox 200 L | au sol | 1 049 € HT |
| Plus de 400, ou place très réduite | selon étude | Bac inox sur mesure | selon étude | dès 990 € HT |
La méthode de dimensionnement de la norme NF EN 1825 sert de référence technique pour calculer la taille d'un séparateur. Elle n'est pas une obligation en soi : c'est le règlement local, ici l'article 17, qui demande de suivre les normes existantes et fixe le résultat à atteindre au rejet.
Le 70 L est le modèle le plus vendu de la boutique, car il couvre la tranche de 60 à 90 couverts par jour, fréquente dans les bistrots de quartier. Pour vérifier votre cas, utilisez le calculateur de capacité en ligne.
Exemple chiffré : quel bac pour un bistrot du 11e arrondissement ?
Prenons un bistrot du 11e, l'arrondissement où notre comptage trouve le plus de restaurants traditionnels. Il sert 48 couverts le midi et 30 le soir, six jours sur sept, avec une plonge double bac et un lave-vaisselle à capot.
- Couverts par jour : 48 + 30 = 78 couverts.
- Lecture du tableau : 78 tombe dans la tranche 60 à 90 couverts, donc le bac inox 70 L.
- Débit : le 70 L accepte jusqu'à 140 L/h. Les rejets de la plonge et du lave-vaisselle passent par le bac, jamais l'huile de la friteuse, qui part en bidon.
- Encombrement : 600 x 400 x 300 mm, à loger sous la plonge, à 3 m au plus du point de rejet le plus éloigné.
- Pentes : au moins 1 % sur l'arrivée, 1 à 2 % sur la sortie vers la colonne d'immeuble.
- Budget matériel : 499 € HT, livraison offerte puisque la commande dépasse 250 € HT.
Si le bistrot prévoit d'ouvrir une terrasse et de monter à 100 couverts par jour, le calcul bascule dans la tranche 90 à 140 : il faudrait alors le bac inox 100 L à 639 € HT, qui mesure 650 x 450 x 420 mm. Mieux vaut trancher avant la pose qu'après une première saison.
Dernier point pour ce cas parisien : la plonge et le lave-vaisselle sont souvent en sous-sol. Si une pompe de relevage remonte les eaux vers l'égout, elle doit se trouver en aval du bac, conformément à l'article 17, pour ne pas émulsionner les graisses.
À quelle fréquence vidanger son bac à graisse à Paris ?
Pour un bac inox sous plonge, nous conseillons une vidange complète au moins une fois par semaine, et plus souvent en cas de friture ou de cuisson grasse continue. Le règlement, lui, demande une fréquence suffisante pour tenir les seuils de rejet (article 17), sans fixer de chiffre.
Repère simple tiré de nos fiches techniques : dès que la couche de graisse atteint 25 % du volume utile, on vide sans attendre. Au-delà, la graisse repart vers l'égout et le bac ne sert plus à rien, ce que la plaquette parisienne résume ainsi : un séparateur mal nettoyé ne piège plus les nouveaux apports.
Les graisses retirées se remettent à une entreprise agréée, qui délivre un bordereau. Ce sont ces bordereaux, gardés 2 ans, qui forment l'autosurveillance envoyée chaque année à la Ville.
Entre deux passages, un contrôle visuel régulier du bac est demandé par la plaquette restaurateur. Notre page entretien et vidange du bac à graisse détaille les gestes, et notre article sur la vidange, sa fréquence et le choix d'un prestataire aide à comparer les offres reçues à Paris.
Comment poser un bac à graisse dans une cuisine parisienne ?
Un bac inox sous plonge se pose au plus près des appareils, sans travaux de génie civil, ce qui convient aux cuisines exiguës des immeubles parisiens. Les modèles de 30 à 100 L se glissent sous l'évier, les 120 et 200 L se posent au sol.
- Distance : 3 m au plus entre le bac et le point de rejet le plus éloigné.
- Pentes : 1 % minimum en entrée, 1 à 2 % en sortie.
- Raccords : Ø 50 mm en entrée et en sortie, sortie placée 30 mm sous l'entrée.
- Odeurs : couvercle à joint et 4 fermetures à levier, en plus de la ventilation demandée par l'article 17.
- Accès : laisser le couvercle dégagé pour l'ouverture et la vidange, comme le prévoit l'article 17.
Le détail de ces modèles est présenté sur notre page bac à graisse sous évier en inox, et toutes les cotes sont dans les fiches techniques en PDF.
Pour une installation ailleurs en Île-de-France, la démarche est la même mais le texte change : chaque commune ou territoire a son propre règlement de service. Nos pages de Montrouge, Levallois-Perret et du Val-de-Marne en donnent les repères.
Questions fréquentes des restaurateurs parisiens
Le bac à graisse est-il obligatoire pour un restaurant à Paris ?
Oui. L'article 17.1 du règlement d'assainissement de Paris impose aux restaurants, à la restauration collective et aux métiers de bouche un séparateur à graisses, dont la technologie est laissée au choix de l'exploitant. La plaquette de la Ville annonce une pénalité de 5 000 € en cas d'absence de prétraitement.
Qui contrôle la graisse rejetée dans les égouts de Paris ?
Le service de l'assainissement de la Ville de Paris, via sa subdivision Contrôle des Eaux, rue Delesseux dans le 19e. Il peut prélever à tout moment dans les regards ou en égout et accéder aux installations privées pour vérifier les rejets.
Quelle fréquence de vidange pour un bac à graisse de restaurant à Paris ?
Le règlement demande une vidange aussi fréquente que nécessaire pour respecter 150 mg/l de graisses au rejet. Pour un bac inox sous plonge, nous conseillons une vidange complète au moins une fois par semaine, et sans attendre dès que la graisse occupe 25 % du volume utile.
Un bac à graisse sous évier suffit-il pour une petite cuisine parisienne ?
Oui, si sa capacité correspond aux couverts servis : de 30 à 100 L sous plonge pour 15 à 140 couverts par jour. Le règlement parisien ne fixe pas de technologie, il exige un séparateur bien dimensionné, ventilé et entretenu.
Peut-on vider l'huile de friture dans le bac à graisse à Paris ?
Non. L'huile alimentaire usagée est interdite à l'égout par l'article 3 du règlement et le séparateur ne la retient pas ; elle se stocke en bidon et se fait enlever par un collecteur, qui remet un bordereau à garder 2 ans.
Ces règles valent-elles pour l'assainissement des restaurants en Île-de-France hors de Paris ?
Le principe national est le même partout, mais le texte applicable change : chaque commune ou territoire a son règlement de service. Le transport et la dépollution restent assurés par le SIAAP sur une grande partie de l'agglomération parisienne.
Pourquoi mon bac à graisse sent-il mauvais ?
Le plus souvent, la graisse a dépassé 25 % du volume utile ou le couvercle n'est plus étanche. Une vidange complète, un joint propre et la ventilation demandée par l'article 17 règlent la plupart des cas.
Prêt à vous mettre en règle à Paris ?
Choisissez votre capacité avec le calculateur selon le nombre de couverts, puis commandez le modèle adapté, par exemple le bac inox 70 L à 499 € HT. Pour une cuisine atypique ou plusieurs points de plonge, demandez un devis personnalisé en indiquant vos couverts et la place disponible sous la plonge.
Pour le cadre national, consultez notre page réglementation en vigueur et l'article le bac à graisse est-il obligatoire pour un restaurant ?. Les bacs sont en précommande, expédition à partir du 12 octobre 2026, garantie 2 ans.
Sources consultées
- Ville de Paris, Règlement d'assainissement de Paris, édition 2025 (PDF), consulté le 6 octobre 2026.
- Ville de Paris, Eau et assainissement : eaux usées des professionnels, consulté le 6 octobre 2026.
- Ville de Paris, plaquette restaurateur sur les huiles usagées et les eaux grasses (PDF), consulté le 6 octobre 2026.
- Ville de Paris, téléservice de déclaration d'activité de restauration, consulté le 6 octobre 2026.
- Ville de Paris, liste des adresses raccordées au réseau séparatif, février 2026 (PDF), consulté le 6 octobre 2026.
- Ville de Paris, Les égouts à Paris, consulté le 6 octobre 2026.
- SISPEA, observatoire des services d'eau et d'assainissement, fiche de Paris, consulté le 6 octobre 2026.
- INSEE, dossier complet de la commune de Paris (75056) et dossiers des arrondissements 75101 à 75120, consultés le 6 octobre 2026.
- INSEE, consulter et télécharger la base Sirene, extraction du 23 août 2026, consulté le 6 octobre 2026.
- API Recherche d'entreprises (api.gouv.fr), requêtes par arrondissement, consulté le 6 octobre 2026.
- Légifrance, Code de la santé publique, article L1331-7-1, consulté le 6 octobre 2026.
- Légifrance, arrêté du 21 décembre 2007, annexe I, consulté le 6 octobre 2026.