En bref : une paillote ou un restaurant de plage qui sert 90 à 140 couverts par jour au cœur de l'été s'équipe d'un bac à graisse inox de 100 L posé sous la plonge, à 639 € HT. Une cabane de 40 à 60 couverts se contente du 60 L à 459 € HT. Le bac se pose sans ancrage, se vide et se range au démontage.
Mis à jour le 6 octobre 2026 par l'équipe technique BAC GRAISSE.
Pour aller vite : la fiche du bac inox 100 L, le calculateur de capacité et la demande de devis à votre nom.
Un établissement de plage ne ressemble à aucun autre restaurant. Il s'installe au printemps sur le sable, tourne à plein pendant quelques semaines, puis disparaît. Entre les deux, sa cuisine sert des moules, des frites, des poissons grillés et des calamars frits à des clients qui arrivent tous en même temps, entre midi et quinze heures. La plonge reçoit en trois heures ce qu'un restaurant de ville répartit sur une journée.
Cette page suit l'année d'un exploitant de plage, du dossier de concession jusqu'à l'hivernage du matériel. Elle explique pourquoi le séparateur de graisses doit lui aussi être démontable, comment le choisir selon la fréquentation d'août et non celle de juin, et comment le garder propre quand l'établissement ferme ses volets pour six mois.
Ce qui distingue une cuisine sur le sable
Trois contraintes changent tout par rapport à un restaurant installé dans un immeuble. La première est juridique : la plage appartient au domaine public maritime, et l'installation doit pouvoir partir à la fin de la période autorisée. La deuxième est technique : l'eau usée de la cuisine rejoint un réseau qui n'a pas été conçu pour elle, souvent par une canalisation provisoire. La troisième est commerciale : le chiffre d'affaires se fait sur un nombre de jours limité, et une panne de plonge un dimanche d'août coûte une journée entière.
Une installation pensée pour repartir
Le Code général de la propriété des personnes publiques fixe la règle de fond pour les plages concédées. Son article R2124-16 n'y autorise que des équipements « démontables ou transportables », sans élément qui les ancre durablement au sol, et prévus pour un retour du site à son état initial en fin de concession. Un séparateur de graisses maçonné ou enfoui contredit ce principe. Un bac inox posé sur le plancher de la cuisine, relié par des manchons, le respecte : il arrive dans un carton et repart de la même façon.
Un réseau éloigné et parfois provisoire
La cuisine d'une paillote rejette ses eaux dans une conduite qui chemine sous le sable, sous un platelage ou le long d'une promenade jusqu'au réseau public. Ces conduites sont longues, peu pentues, parfois exposées au soleil le jour et au frais la nuit. La graisse chaude qui sort de la plonge s'y fige en refroidissant. Plus le séparateur est près de l'évier, plus il capte l'huile avant qu'elle ne se dépose dans ce tronçon difficile à curer.
Un pic de fréquentation très court
Le service du midi d'un restaurant de plage concentre l'essentiel des couverts. Les assiettes de friture, les plats de moules et les planchas reviennent ensemble, et la plonge tourne sans interruption pendant deux ou trois heures. C'est ce débit, plus que le volume journalier, qui fait déborder un bac trop petit. Un séparateur qui retient bien la graisse à 60 litres d'eau par heure la laisse filer à 150.
Le calendrier d'un établissement de plage, mois par mois
La période d'exploitation est écrite dans la concession. L'article R2124-16 la plafonne à six mois par an ; l'article R2124-17 permet de l'étendre jusqu'à huit mois dans une station classée, si la commune l'a décidé par une délibération motivée. Le tableau ci-dessous prend l'exemple d'une saison d'avril à septembre et indique, pour chaque période, ce qu'il faut faire du côté des eaux grasses.
| Période | Activité de l'établissement | Ce qu'il faut faire pour le bac à graisse |
|---|---|---|
| Janvier et février | Matériel stocké, dossier de saison | Vérifier l'état du bac rangé, commander un manchon ou un kit si besoin, relire les prescriptions du service d'assainissement |
| Mars | Commande des équipements | Commander un bac neuf ou plus grand assez tôt pour l'avoir avant le montage |
| Avril | Montage, premiers week-ends | Poser le bac, contrôler l'étanchéité des manchons, remplir d'eau claire avant le premier service |
| Mai et juin | Ouverture les beaux jours, ponts | Panier vidé après chaque service, vidange complète chaque semaine |
| Juillet et août | Service tous les jours, deux services possibles | Contrôle quotidien du niveau de graisse, vidange complète au moins chaque semaine et plus souvent si le chapeau de graisse épaissit vite |
| Septembre | Week-ends, clientèle locale | Retour au rythme de printemps, préparer le stock de consommables |
| Fin de période | Démontage | Dernière vidange par le collecteur, rinçage, séchage, dépose et stockage au sec |
| Octobre à décembre | Plage libre | Bac nettoyé et rangé, couvercle posé à l'envers pour laisser respirer la cuve |
Ce calendrier montre une chose que les exploitants découvrent souvent trop tard : le bac à graisse ne se gère pas seulement en juillet. Une commande passée en avril, quand le montage a déjà commencé, oblige à ouvrir sans séparateur ou avec un modèle de dépannage. Une dépose bâclée en octobre laisse une cuve pleine de graisse rancie qu'il faudra récurer au printemps.
Avril : le montage
Le bac se pose en dernier, une fois l'évier et la plonge fixés sur leur structure. Placez-le directement sous la vasque ou à côté, sur une surface plane et stable, accessible pour soulever le couvercle et sortir le panier. Les deux raccords de 50 mm, entrée et sortie, se relient à l'évacuation de l'évier et à la conduite de rejet par des manchons souples EPDM. Avant le premier service, remplissez la cuve d'eau claire jusqu'au niveau de sortie : le bac ne fonctionne correctement que plein, la graisse flottant au-dessus de l'eau.
De mai à septembre : l'entretien de saison
Le panier inox retient les déchets solides : peaux de poisson, morceaux de frites, coquilles, rondelles de citron. Il se vide à la poubelle de biodéchets après chaque service, pas une fois par jour. La couche de graisse figée qui flotte en surface s'enlève à l'écumoire. La vidange complète de la cuve se fait au minimum une fois par semaine, davantage quand la friteuse tourne fort ou que la carte fait la part belle aux grillades. Si le bac est plein avant la fin de la semaine malgré ce rythme, il est trop petit pour votre fréquentation.
La fin de période : la dépose
Faites passer le collecteur une dernière fois juste avant le démontage. Rincez la cuve à l'eau chaude, brossez les parois et la cloison, laissez sécher au soleil couvercle ouvert. Débranchez les manchons, bouchez les deux raccords avec un chiffon ou un bouchon pour éviter que des insectes ou du sable ne s'y installent, puis rangez le bac dans un local sec avec le reste de la cuisine. Un inox stocké propre et sec repart sans soin particulier au printemps.
Le parcours administratif, de la concession au premier service
La question du bac à graisse s'inscrit dans un parcours plus large. Le tableau suivant récapitule les étapes et ce que chacune implique pour les eaux usées de la cuisine. Les obligations précises de votre plage dépendent de votre contrat et du règlement de votre service d'assainissement : c'est ce document local qui fait foi.
| Étape | Texte ou interlocuteur | Ce qui concerne les eaux grasses |
|---|---|---|
| 1. Disposer d'un titre d'occupation | Article L2122-1 du CG3P | Sans titre, aucune occupation du domaine public, donc aucune cuisine |
| 2. Signer la convention d'exploitation avec le concessionnaire | Articles R2124-13 et R2124-14 du CG3P | Vérifier qui fournit le raccordement au réseau et qui l'entretient |
| 3. Concevoir une cuisine démontable | Article R2124-16 du CG3P | Choisir des équipements posés, sans scellement, dont le séparateur |
| 4. Se raccorder au réseau public | Article L1331-7-1 du CSP, service d'assainissement | Respecter les prescriptions techniques, souvent un prétraitement des graisses |
| 5. Organiser la filière des huiles et des biodéchets | Articles L541-21-1 et R543-225 du Code de l'environnement | Contrat avec un collecteur d'huiles, tri des biodéchets |
| 6. Tenir le plan de nettoyage | Règlement (CE) 852/2004 | Inscrire le bac dans le plan de nettoyage et le registre des vidanges |
Le titre d'occupation, point de départ
L'article L2122-1 du CG3P pose le principe : « nul ne peut, sans disposer d'un titre l'y habilitant, occuper une dépendance du domaine public ». Pour un établissement installé sur une plage concédée, ce titre prend la forme d'une concession accordée par l'Etat, dont la durée ne peut pas dépasser douze ans (article R2124-13), et le plus souvent d'une convention d'exploitation signée avec le concessionnaire, qui est fréquemment la commune. L'article R2124-14 précise que le concessionnaire reste responsable envers l'Etat de l'équipement et de l'entretien du site, même quand il confie l'exploitation à un sous-traitant.
Ce que la convention doit dire des réseaux
Dans les faits, l'exploitant d'une paillote hérite souvent d'un emplacement déjà desservi par une arrivée d'eau et une conduite d'évacuation. Lisez la convention pour savoir qui a posé cette conduite, jusqu'où va la responsabilité de chacun, et si un prétraitement est exigé. Si rien n'est écrit, posez la question au concessionnaire avant le montage : en cas de bouchon sur la conduite commune, c'est le premier établissement dont la plonge rejette de la graisse qui sera mis en cause.
Pas de fonds de commerce, pas d'investissement figé
L'article R2124-20 rappelle que les concessions et conventions d'exploitation de plage ne constituent pas un bail commercial et ne donnent pas la propriété commerciale. Pour l'exploitant, c'est un argument de plus en faveur d'un matériel mobile : un bac posé, payé une fois, vous suit si la convention n'est pas renouvelée ou si vous reprenez un autre lot de plage.
Le raccordement et ses prescriptions
Un restaurant, même saisonnier, produit des eaux dont l'usage est assimilable à un usage domestique : l'annexe I de l'arrêté du 21 décembre 2007 range dans cette catégorie les activités de restauration, restaurants traditionnels comme établissements de plats à emporter. L'article L1331-7-1 du Code de la santé publique donne droit au raccordement pour ces eaux, mais autorise la collectivité à imposer des prescriptions techniques adaptées aux risques. Pour une cuisine qui frit et grille, le prétraitement des graisses fait très souvent partie de ces prescriptions.
Combien de couverts compte vraiment une paillote ?
Le chiffre à retenir est celui d'une belle journée d'août, pas la moyenne de la saison. Un établissement qui dimensionne son bac sur une journée de juin se retrouve avec une cuve saturée dès le 14 juillet. À l'inverse, inutile de compter les clients qui ne prennent qu'une boisson ou une glace : ils ne salissent pas d'assiette et ne passent pas par la plonge de la cuisine.
Pour compter, partez de vos tickets de caisse de la meilleure semaine de l'an dernier et retenez le nombre de plats chauds servis dans la journée la plus chargée. Si vous ouvrez pour la première fois, multipliez le nombre de places assises en salle et sur le deck par le nombre de rotations que vous visez à midi, puis ajoutez le soir si vous servez un dîner. Une friture à emporter vendue au comptoir compte comme un couvert : elle passe par la même friteuse, les mêmes paniers et les mêmes bacs gastronormes.
| Couverts chauds le jour le plus chargé | Profil d'établissement | Bac conseillé | Prix |
|---|---|---|---|
| 15 à 25 | Kiosque, snack de plage avec une plaque | 30 L sous évier | 295 € HT |
| 25 à 40 | Cabane avec friteuse et quelques tables | 40 L sous évier | 345 € HT |
| 40 à 60 | Petite paillote, un service par jour | 60 L sous évier | 459 € HT |
| 60 à 90 | Restaurant de plage avec deck | 70 L sous évier | 499 € HT |
| 90 à 140 | Établissement de plage avec transats et service à la table | 100 L sous évier | 639 € HT |
| 140 à 220 | Grand restaurant de plage, midi et soir | 120 L à poser au sol | 799 € HT |
| 250 à 400 | Club de plage avec plusieurs points de service | 200 L à poser au sol | 1 049 € HT |
| Au-delà | Configuration particulière | Sur mesure | à partir de 990 € HT |
Ces fourchettes sont celles du catalogue. Le calculateur de capacité affine le résultat en tenant compte du type de cuisine et du nombre de postes de lavage.
Trois établissements de plage, trois calculs
La cabane à frites et beignets
Prenons une cabane de 20 m² qui vend des frites, des beignets et des chichis, avec six tables hautes. Son meilleur jour d'août, elle sert 35 cornets et barquettes chauds. Elle n'a qu'un évier, où passent les paniers de friteuse, les spatules et les bacs à pâte. Le calcul la place dans la tranche de 25 à 40 couverts : le 40 L à 345 € HT, dont le débit maximal de 80 L/h suffit pour un évier unique. Ses dimensions, 450 × 300 × 300 mm, le font tenir sous une vasque standard.
La paillote à poissons grillés
Prenons maintenant une paillote de 50 places assises sur un deck, qui sert à midi seulement des poissons grillés, des moules, des salades et des desserts. Le jour le plus chargé, elle fait une rotation et demie, soit environ 75 couverts. La tranche de 60 à 90 couverts conduit au 70 L à 499 € HT. Sa forme basse, 600 × 400 × 300 mm, se glisse sous un plan de travail posé sur tréteaux métalliques, et son débit de 140 L/h encaisse le coup de feu de 13 h.
L'établissement avec transats, midi et soir
Dernier exemple : un établissement qui loue des transats, sert un déjeuner complet et rouvre le soir pour des dîners les pieds dans le sable. Les 110 couverts du midi et les 60 du soir donnent 170 couverts sur la journée. On sort des modèles sous évier : le 120 L à poser au sol, à 799 € HT, accepte 140 à 220 couverts et 240 L/h. Il mesure 700 × 500 × 350 mm et se place à côté de la plonge, sur le plancher de la cuisine. Si la cuisine est divisée entre un poste de friture et une plonge éloignée, deux bacs plus petits, un par évacuation, peuvent être plus simples à raccorder qu'un seul grand bac.
Le sable, le sel et l'inox
Une cuisine de plage travaille dans un air chargé d'embruns et de sable. Le sable entre partout : dans les seaux de moules, dans les bacs de rinçage des légumes, sous les semelles. S'il atteint le bac à graisse, il se dépose au fond de la cuve et réduit son volume utile. Le panier inox en arrête une partie, mais le meilleur rempart reste une habitude : rincer les coquillages et les légumes dans un bac séparé, dont l'eau chargée de sable ne passe pas par l'évier de la plonge.
Les bacs du catalogue sont en inox 304L, avec un couvercle étanche. Cette tôle ne craint ni l'eau chaude ni les dégraissants alcalins utilisés en cuisine. En bord de mer, rincez l'extérieur de la cuve à l'eau douce quand vous nettoyez la cuisine, essuyez les dépôts de sel sur le couvercle, et ne laissez jamais d'éponge métallique ni d'outil en acier ordinaire au contact de l'inox : les particules de fer qui s'y déposent rouillent et tachent la surface.
Le platelage et la stabilité
Un bac plein d'eau pèse lourd. Le 100 L pèse 16,4 kg à vide, et sa centaine de litres d'eau s'y ajoute en service. Posez-le sur un plancher solide, de préférence au droit d'une solive ou d'une traverse, ou sur une plaque qui répartit la charge. Un bac qui s'enfonce de quelques millimètres d'un côté perd sa pente de sortie et se met à refouler vers l'évier.
La conduite de rejet
Entre la sortie du bac et le réseau public, la conduite doit garder une pente régulière. Les raccords de 50 mm acceptent un tube PVC standard. Évitez les points bas où l'eau stagne au soleil : c'est là que naissent les mauvaises odeurs qui gênent les clients installés à quelques mètres.
Ce que la carte d'une paillote envoie à la plonge
Les spécialités du bord de mer ne chargent pas l'eau de la même façon. Connaître ces différences aide à organiser le lavage pour soulager le séparateur.
| Plat | Source de graisse à la plonge | Le geste qui allège le bac |
|---|---|---|
| Calamars, beignets, frites | Paniers et écumoires de la friteuse, plateaux d'égouttage | Égoutter au-dessus de la friteuse, essuyer au papier avant le lavage |
| Moules marinières ou à la crème | Jus de cuisson au beurre ou à la crème dans les marmites | Verser le jus refroidi dans un bidon de biodéchets, pas dans l'évier |
| Poissons grillés, sardines | Grilles et plaques chargées de peau et de graisse de poisson | Gratter à sec à la spatule, puis tremper |
| Plancha de gambas ou de seiches | Huile et sucs caramélisés sur la plaque | Raclette dans le bac à déchets de la plancha, jamais au jet |
| Salades et crudités | Vinaigrettes et huile d'olive au fond des saladiers | Raclette en silicone avant le lavage |
| Glaces et desserts | Crème et matière grasse laitière | Rinçage rapide, peu de charge |
Le principe est toujours le même : ce qui peut être retiré à sec ne doit pas arriver dans l'eau. Le séparateur traite la graisse qui reste malgré ces précautions, pas des litres de jus de cuisson ou de fond de friteuse.
L'huile de la friteuse
L'huile usagée de friture ne va jamais à l'évier, même en petite quantité. Elle se stocke dans des bidons fermés et part chez un collecteur d'huiles alimentaires. L'article R543-225 du Code de l'environnement traite ces déchets d'huiles alimentaires avec les autres biodéchets, et l'article L541-21-1 impose depuis le 31 décembre 2023 le tri à la source des biodéchets à tous les producteurs. Une paillote saisonnière n'y échappe pas : prévoyez le contrat de collecte avant l'ouverture, pas en plein mois d'août.
Le budget de saison d'un restaurant de plage
L'équipement se paie une fois et sert plusieurs saisons. Le prix du bac dépend de sa capacité : 295 € HT pour le plus petit modèle, 1 049 € HT pour le plus grand. S'y ajoutent deux consommables utiles : le kit d'entretien brosse, écumoire et spatule à 49,90 € HT, et les manchons EPDM de 50 mm vendus par deux à 29,90 € HT. Les manchons s'usent à force d'être démontés et remontés : en garder un lot d'avance évite de chercher une pièce un samedi d'avril.
La livraison est offerte dès 250 € HT de commande. Le bac est expédié à la date indiquée sur la fiche produit, puis acheminé par DPD en 48 à 72 h en France métropolitaine. Pour une ouverture début avril, commander au plus tard en mars laisse une marge confortable. Tous les bacs sont garantis 2 ans.
Le coût de vidange dépend de votre collecteur et de la fréquence. Il se compare avec ce que coûterait un débouchage de la conduite sous le sable en pleine saison, et la fermeture de la cuisine pendant l'intervention. L'article coût d'un bac à graisse sur 5 ans détaille ce raisonnement.
Hivernage : six mois sans service
La plupart des pannes de printemps viennent d'un hivernage mal fait. Une cuve rangée avec un fond d'eau grasse dégage à la réouverture une odeur tenace, et la graisse durcie colle aux angles de la cloison. Voici l'ordre des opérations qui évite ces ennuis.
- Dernier service : videz le panier, écumez la surface.
- Vidange complète par votre collecteur, avec un bon de passage que vous rangez dans le registre.
- Rinçage à l'eau très chaude, brossage des parois, de la cloison et des raccords.
- Séchage complet, couvercle ouvert, au soleil si possible.
- Dépose des manchons, inspection de leur souplesse, remplacement s'ils sont fendillés.
- Obturation des deux raccords, rangement au sec, à l'abri des chocs.
- Note dans le registre : date de dépose, état du bac, pièces à racheter.
Au printemps, l'inverse prend une demi-heure : contrôle visuel, pose, manchons, remplissage d'eau claire. Si la convention vous permet de laisser la structure en place l'hiver, ce qui suppose l'agrément et les conditions prévus aux articles R2124-18 et R2124-19 du CG3P, la vidange de fin de saison reste indispensable : une cuve pleine qui stagne des mois se transforme en source d'odeurs.
Les pièges propres à la saison
Ouvrir avec le bac de l'ancien exploitant
Un établissement repris arrive souvent avec un vieux séparateur en plastique fendu ou sous-dimensionné. Mesurez-le, regardez son état et comparez sa capacité à votre fréquentation prévue. Le guide remplacer un vieux bac par un modèle inox donne les points à vérifier.
Laisser la vidange au hasard des disponibilités
En plein été, les collecteurs sont sollicités par tout le littoral. Fixez un jour de passage chaque semaine dès le début de la saison plutôt que d'appeler quand le bac déborde.
Le registre et l'hygiène
Le règlement (CE) n° 852/2004 impose à tout exploitant du secteur alimentaire des locaux propres, une évacuation des eaux résiduaires qui ne contamine pas les denrées et une gestion des déchets alimentaires. Pour une cuisine de plage, cela se traduit par un séparateur entretenu, inscrit au plan de nettoyage, et par un registre où figurent les dates de vidange, le nom du collecteur et les éventuels incidents. Le modèle de carnet d'entretien se remplit en une minute après chaque passage.
L'article R1331-2 du Code de la santé publique interdit d'introduire dans les réseaux des matières qui dégradent les ouvrages, y compris des déchets solides broyés. Un broyeur sous évier ne remplace donc pas le panier du bac, et les restes d'assiette partent à la poubelle de biodéchets.
Ce que demandent les exploitants de plage
Une paillote démontable a-t-elle besoin d'un bac à graisse ?
Oui dès qu'elle cuisine. Le caractère démontable de la structure ne change rien à la nature de ses eaux : une plonge qui lave des paniers de friture et des grilles de poisson rejette de la graisse, et le service d'assainissement peut exiger un prétraitement au titre de l'article L1331-7-1 du Code de la santé publique. Un bac inox posé, sans scellement, reste compatible avec le démontage de fin de saison.
Le bac peut-il rester sur la plage pendant l'hiver ?
Seulement si la structure elle-même est autorisée à rester, ce que le Code général de la propriété des personnes publiques réserve à des cas encadrés par ses articles R2124-18 et R2124-19. Dans la plupart des concessions, la plage doit être libérée en dehors de la période d'exploitation, et le bac part avec le reste de la cuisine après une vidange et un séchage complets.
Quel modèle pour un restaurant de plage de 80 places ?
Comptez les couverts chauds de votre meilleure journée et non les places. Avec une rotation à midi et un peu de vente à emporter, un établissement de 80 places sert souvent entre 90 et 140 couverts par jour en août : le 100 L sous évier à 639 € HT correspond à cette tranche. Avec un service du soir en plus, regardez le 120 L à poser au sol.
Le sable abîme-t-il le séparateur ?
Le sable n'attaque pas l'inox, mais il se dépose au fond de la cuve et réduit le volume disponible pour séparer la graisse. Rincez coquillages et légumes dans un bac distinct, balayez les sols avant de les laver, et retirez le dépôt sableux à chaque vidange complète.
Faut-il commander un bac neuf chaque saison ?
Non. Un bac inox rincé, séché et rangé au sec se réutilise d'une saison à l'autre. Remplacez seulement les manchons EPDM s'ils ont durci ou se sont fendus, et vérifiez au printemps que le panier et le couvercle sont complets.
Qui paie le séparateur, le concessionnaire ou l'exploitant ?
Cela dépend de la convention d'exploitation. L'article R2124-14 du CG3P laisse le concessionnaire responsable de l'équipement et de l'entretien du site envers l'Etat, mais la convention répartit les équipements entre lui et l'exploitant. Lisez la clause sur les réseaux, et si elle est muette, faites préciser la question par écrit avant le montage.
À quelle fréquence vider le bac au mois d'août ?
Le panier se vide après chaque service et la cuve complète au moins une fois par semaine. En plein été, une cuisine qui frit beaucoup a souvent besoin de deux passages par semaine. Si le chapeau de graisse atteint la sortie avant le passage prévu, rapprochez les vidanges ou passez au modèle supérieur.
Comment éviter les odeurs près des tables ?
Les odeurs viennent d'une graisse qui fermente : panier oublié, cuve vidée trop tard, eau qui stagne dans une conduite sans pente. Videz le panier à chaque service, vérifiez que le couvercle est bien fermé, et corrigez les points bas de la conduite. Le guide bac à graisse qui sent mauvais détaille les causes.
Textes consultés le 6 octobre 2026
- Code général de la propriété des personnes publiques, article L2122-1 : occupation du domaine public subordonnée à un titre.
- CG3P, articles R2124-13 à R2124-20 : concessions de plage, installations démontables, période d'exploitation, absence de bail commercial.
- Arrêté du 21 décembre 2007, annexe I : la restauration parmi les activités assimilables à un usage domestique.
- Code de la santé publique, article L1331-7-1 : raccordement et prescriptions techniques.
- Code de la santé publique, article R1331-2 : matières interdites dans les réseaux.
- Code de l'environnement, article L541-21-1 et article R543-225 : biodéchets et huiles alimentaires.
- Règlement (CE) n° 852/2004 : hygiène des denrées alimentaires.
Préparer la prochaine saison dès maintenant
Le bon moment pour choisir le bac d'une paillote, c'est l'hiver, quand la plage est vide et que les chiffres de l'été sont encore frais. Notez votre meilleure journée, passez-la dans le calculateur de capacité, puis ouvrez la fiche du 100 L ou celle du modèle indiqué. Pour un établissement avec plusieurs plonges, un devis vous évite les erreurs : demandez-le en ligne ou appelez le 01 84 80 50 34, du lundi au vendredi de 10 h à 18 h.